Mardi 27 mai 2008

 

C’est l’histoire d’un mec qui connaissait la marque de sa voiture. Oui, ce n’est pas très extraordinaire de connaître la marque de sa voiture, mais celui dont je parle connaissait aussi la marque de son téléphone.

Et vous, vous connaissez la marque de votre téléphone ?

Oui ?

Bon, d’accord, mais le mec en question – tenez-vous bien, c’est là que l’on s’aperçoit que le mec est très fort – le mec, dis-je, connaît AUSSI la marque de sa montre.

Chapeau-bas. Il doit s’agir certainement de James Bond ou de quelqu’un au Q.I. très élevé. En tous les cas, quelqu’un très fort en calcul mental ou qui n’oublie jamais rien quand on l’envoie en commissions.

C’est à ce moment-là qu’on demande au mec  (quand je dis « on », je veux parler de la voix « off » bien sûr) la marque de ses verres de lunettes.

Pas la marque des lunettes. Non, celle des verres.




Vous verriez la tête du mec. Ouh là là ! Il est défait. Pris en défaut. Il frémit de la poupe à la proue, de la brillantine jusqu’à la semelle de ses chaussures en croco.

Il n’enfouit pas sa tête dans ses mains car cela ne se fait pas durant un spot publicitaire, mais son cœur cogne dans sa poitrine, il a la bouche sèche, son cuir chevelu le picote sous l’effet des poils hérissés, ses chaussettes le lâchent d’un coup et il est sur le point de couler sans laisser de trace.

En un mot, il se minéralise et ses lunettes luisent d’un éclat traqué.

Même une personne qui n’aurait pas le sens de l’observation voit tout de suite que le mec CUL-PA-BI-LISE.

Il se rend compte soudain qu’il ne connaît pas la marque de ses verres de lunette et se demande si on le lui pardonnera un jour.

La télévision est un excellent instrument pour culpabiliser.

par Oncle Dan publié dans : Carnet de bonne humeur communauté : papierlibre
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Dimanche 27 avril 2008
La petite Dhélie voudrait bien sortir le grand Ice, mais il ne l'entend pas de cette oreille !

 
par Dan publié dans : Carnet de bonne humeur
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Vendredi 18 avril 2008

Tout va bien. Vous êtes heureux(se). Vous venez d’obtenir de l’avancement et une importante augmentation. Vous avez gagné le gros lot. Le temps est superbe. Vous avez un époux (une épouse) adorable et de magnifiques enfants. QUE DU BONHEUR !

Méfiez-vous des excès ! Trop de bonheur peut nuire au bonheur. C’est faire bon compte de l’adage bien connu : Modus in omnibus rei, De la mesure en toutes choses.

Tout se passe exactement comme vous l’avez souhaité ? Vos objectifs les plus ambitieux sont atteints ou dépassés ? Une idée vient-elle à germer dans votre esprit qu’elle se réalise sans efforts particuliers…  Vous ne connaissez que l’idoine et la fécondité ?

Méfiez-vous : Trop de réussites peuvent nuire à la réussite.

Cette succession ininterrompue de jours paisibles, ce bonheur sans entrave, finissent par vous peser. C’est normal.

Alors que faire face à tant de bonheur ?

Pas de panique : la solution existe.

Sucez un cafard. Les effets sont presque immédiats. Le premier cafard avalé vous apporte quelques craintes. Le second ajoute des idées noires et l’angoisse s’infiltre doucement en vous. Cela va déjà mieux. Le retour à la normale commence.

Il n’y a pas de contre-indication. Poursuivez le traitement jusqu’à guérison complète.

 

Attention : Ne jetez pas le bonheur dont vous ne vous servez plus. Pensez- à ceux qui n’en connaissent pas le goût.

par Oncle Dan publié dans : Carnet de bonne humeur communauté : papierlibre
ajouter un commentaire commentaires (9)    créer un trackback recommander
Mardi 15 avril 2008

Durant les vacances de Pâques, je vous propose un conte de Noël.

Ne trouvez-vous pas frustrant de n’avoir droit aux contes de Noël qu’à Noël ?

Personnellement, j’adore les contes de Noël et je trouve dommage qu’on ne nous les raconte qu’au moment de Noël.

Dès qu’une envie de conte de Noël nous prend, pourquoi attendre Noël pour la satisfaire ?

Un sondage récent a montré qu’une fraction non négligeable de la population, issue de tous les milieux sociaux - et même des bords – et puisée dans toutes les tranches d’âges - même les plus profondes - aimerait qu’on lui raconte des contes de Noël à un autre moment qu’à Noël.

Il n’est pas dans mes intentions de vous dire un conte de Noël. Toutefois, il me paraissait naturel de me fendre un peu pour satisfaire une fraction non négligeable, en révélant enfin cette incroyable histoire qui m’est arrivée un jour de Noël.

Comme chaque année, je m’étais rendu à l’auberge du Père Noël pour passer ma commande de cadeaux au Père Noël. C’est une auberge un peu bizarre qui ne doit pas son nom au Père Noël, mais au père Noël.

J’en vois quelques uns dont les sourcils se lèvent. Qu’ils les remettent en place car ils ne sont pas au bout de leurs surprises.

Le père Noël est un catcheur de petite taille dont les deux principales caractéristiques sont de se prénommer Noël et d’être propriétaire d’une auberge judicieusement appelée l’auberge du Père Noël.



Est-ce une coïncidence ? Toujours est-il que le Père Noël - le vrai - a pour habitude de s’y arrêter le jour de Noël pour faire une pause en buvant un chocolat chaud et vérifier ses commandes avant de reprendre sa tournée.


Ayant aperçu son traineau stationné devant l’auberge, je m’empressai d’aller le trouver pour passer ma commande. Une commande de Roi puisque je voulais une fille, ayant déjà commandé le garçon l’année précédente.

Ah, mes amis ! Je revois la scène comme si j’y étais. Ce pauvre Noël, dont c’était précisément la fête, en avait pris plein la tronche et noyait son chagrin en buvant bière sur bière.

Son adversaire lui avait fendu le crâne et le sang coulait sur son visage. On aurait dit qu’il pleurait des larmes de sang.

La déception se lisait sur son visage.

Cela ne semblait pas émouvoir le moins du monde le Père Noël – le vrai – occupé qu’il était à vérifier ses nombreuses commandes et pressé sans doute d’en finir avant les douze coups de minuit, car passé le jour, passé la fête.

Il était assis quelques tables plus loin et je m’approchai en lui demandant s’il était possible d’ajouter une fille à sa longue liste de cadeaux.

Grincheux, il commença à me reprocher sur un ton bourru de passer commande tardivement alors que sa tournée était déjà bien entamée.

 


En fait, son humeur bougonne était due à un mouvement social déclenché par un quarteron de lutins qui avaient débrayé et réclamaient une augmentation de salaire, faute de quoi le quart-monde n’aurait pas de cadeaux. On s’en souvient encore : le Père Noël n’a pas cédé.


Comment voulez-vous que je trouve une fille à une heure pareille ? Grincha–t-il dans sa barbe fleurie. Allez plutôt voir au bois de Boulogne.


Un court silence s’ensuivit durant lequel j’eus la sensation d’être sur un plongeoir au dessus d’eaux incertaines.

Vous avez de la chance, dit-il, pour faire oublier son écart. Il m’en reste une au fond de la poche, mais je vous préviens, il y a des conditions.

Des conditions ? M’étonnai-je.

Naturellement, des conditions ! Quand j’apporte des cadeaux aux enfants, la condition n’est-elle pas d’avoir été sage ? Dans votre cas, il y a aussi des conditions : Il faudra l’appeler Noëlle et ouvrir plus tard une auberge qui s’appellera l’auberge de la mère Noëlle.

Pour surprenantes qu’elles soient, ces conditions ne me paraissaient pas insurmontables, et je n’étais pas en situation de discuter.

J’opinai donc.

Alors, le Père Noël sortit de sa poche une minuscule petite fille qui tenait au creux de sa main.

Il me tendit la fillette miniature en rappelant : « Surtout, n’oubliez pas les conditions ! ».

Puis, après un bref instant, il ajouta : « Vous n’êtes toutefois pas obligé d’en faire plus tard une catcheuse».

par Dan publié dans : Carnet de bonne humeur communauté : papierlibre
ajouter un commentaire commentaires (9)    créer un trackback recommander
Mercredi 6 février 2008
par Oncle Dan publié dans : Carnet de bonne humeur
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback recommander

Bienvenue

Entrez à la DicoDanerie

 

Derniers Commentaires

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

!!! ??? !!!

Les fils...

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
referencement sites sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus